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[Cinéma] – De Arnaud Desplechin

Avec Marion Cotillard, Golshifteh Farahani, Melvil Poupaud
1h 48min / Drame

+ Pile – 2019/GB/4mn (court métrage précédant le film)

Synopsis et critique : Utopia

On ne vous dira pas grand chose de précis sur Frère et sœur, le nouveau film d’Arnaud Desplechin, nous n’avons pas pu le voir à temps, le film est en compétition au Festival de Cannes, il est à peine terminé, impossible de le voir avant le Festival sinon lors d’une projection parisienne difficilement accessible, dont la date, l’heure et le lieu ne seront communiqués qu’au tout dernier moment… Une chose est sûre : après sa brillante adaptation de Philip Roth dans Tromperie, Desplechin revient à un scénario original, à sa Roubaix natale, et à son thème de prédilection, au cœur de quelques unes de ses plus belles réussites : la famille, ses fondements, ses élans, ses errements, ses déchirements.

Frère et sœur, le titre est programmatique, confirmé par le court synopsis concédé par le distributeur : Un frère et une sœur à l’orée de la cinquantaine… Alice est actrice, Louis fut professeur et poète. Alice hait son frère depuis plus de vingt ans. Ils ne se sont pas vus depuis tout ce temps – quand Louis croisait sa sœur par hasard dans la rue, celle-ci ne le saluait pas et fuyait… Dans Frère et sœur, le frère et la sœur vont être amenés à se croiser lors du décès de leurs parents.
Arnaud Desplechin retrouve ici Marion Cotillard, déjà présente dans un second rôle dès Comment je me suis disputé…(ma vie sexuelle), puis en vedette dans Les Fantômes d’Ismaël, et Melvil Poupaud, qui fut de l’aventure du Conte de Noël. Mais il accueille aussi des nouveaux venus dans la famille : Golshifteh Farahani et, plus surprenant, Patrick Timsit.

Deux mots pour finir sur Desplechin et le Festival de Cannes. Le cinéaste présente avec Frère et sœur son septième film (sur 12 longs métrages réalisés) en compétition ! La première fois, c’était il y a trente ans : La Sentinelle. Puis se sont succédés, sans faillir, Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) en 1996, Esther Kahn en 2000, Un conte de noël en 2008, Jimmy P. en 2013 et Roubaix, une lumière en 2019. Et jusqu’ici, pas le moindre prix pour celui qui s’est pourtant imposé depuis des années comme l’un des plus talentueux parmi les réalisateurs français. Erreur réparée cette année ? Même si on s’en moque un peu, ça crée un petit suspense supplémentaire…

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