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Francis KNIPPER, Cinéma Amitié +

Les films pour les primaires

Stubby – à partir du 02/09/19 – à partir de 7 ans

Wonderland, le royaume sans pluie – à partir du 22/09/19 – à partir de 9 ans

Ma folle semaine avec Tess – à partir du 16/10/19 – à partir de 9 ans

Bonjour le monde ! – à partir du 30/10/19 – à partir de 6 ans

La fameuse invasion des ours en Sicile – à partir du 06/11/19 – à partir de 7/8 ans

Le voyage dans la lune – à partir du 04/12/19 – à partir de 6 ans

Le voyage du prince – à partir du 01/01/20 – à partir de 7/8 ans

Stubby

Date de projections possibles : à partir du 2 septembre 2019
Durée : 1h25

POUR QUEL PUBLIC ?

À partir de 7 ans.

SYNOPSIS

Le destin incroyable de Stubby, chien errant recueilli par John R. Conroy sur le campus de Yale où le soldat s’entraînait avec les troupes US avant de rejoindre les alliés lors de la Grande Guerre. John embarque clandestinement son protégé sur l’USS Minnesota, et les voilà voguant vers la France pour participer au combat. Par sa loyauté et sa bravoure, Stubby conquiert tous ceux qui le côtoient, civils comme soldats. A son retour aux Etats-Unis, il reçoit plusieurs médailles et le titre de Sergent ! Véritable héros sur 4 pattes, Stubby a montré au monde entier que ce qui compte, ce n’est pas d’être bien né, c’est le courage et l’amitié.

L’AVIS DE TELERAMA

Comment raconter la Grande Guerre aux plus jeunes spectateurs. C’est un peu le pari de ce projet. Au-delà de l’improbable histoire vraie de ce chien errant qui sert de fil conducteur au récit, le film raconte le parcours de ces jeunes hommes venus faire la guerre en France depuis leur Amérique natale.
Sans jamais montrer l’horreur des tranchées, il ne cache ni les attaques au gaz, ni les combats menés par les troupes américaines et françaises, ni les blessés et les pertes au combat. Mais en suggérant, plus qu’en montrant. C’est d’ailleurs par la voix du personnage de poilu, que double Gérard Depardieu qui raconte au jeune soldat américain la guerre dans les tranchées, que passent beaucoup d’informations sur les conditions de vie difficiles sur le front.

Stubby est donc une belle surprise qui ne souffre d’aucun manque de rythme, parle d’un sujet fort aux enfants comme aux adultes et qui au-delà du divertissement s’avère un outil pédagogique plutôt malin pour aborder cet épisode douloureux de l’Histoire avec les plus jeunes. Une vraie réussite.

Wonderland, le royaume sans pluie

Date de projections possibles : à partir du 22 septembre 2019
Durée : 1h55

POUR QUEL PUBLIC ?

À partir de 9 ans. Wonderland, le royaume sans pluie est un long métrage d’animation qui traite poétiquement de la grande question écologique. 

SYNOPSIS

C’est l’anniversaire d’Akane, une adolescente curieuse et rêveuse. Pour ce grand jour, sa mère l’oblige à récupérer son cadeau dans la boutique de sa tante antiquaire. Mais la jeune fille est loin d’imaginer ce que lui réserve cette journée peu ordinaire. Dans ce bric-à-brac, elle va découvrir la plus incroyable des surprises : l’apparition magique d’un passage secret et d’un alchimiste venu d’un autre monde. Accompagnée de sa tante et de cet étonnant philosophe prénommé Hippocrate, Akane va devoir sauver le royaume imaginaire de Wonderland.

L’AVIS DE BENSHI

Poétique, drôle et empreint de féerie, Wonderland, le royaume sans pluie est un conte fantastique qui emporte le jeune public au sein d’un merveilleux voyage imaginaire. Après nous avoir livré son ode à la vie dans le mémorable Colorful, le réalisateur Keiichi Hara change aujourd’hui de trajectoire et s’intéresse à une question fondamentale qui nous concerne tous, celle du réchauffement climatique.

L’histoire nous transporte à Wonderland, un monde imaginaire aux paysages colorés et à l’atmosphère paisible. Ici, tout semble serein ou presque… la sécheresse est présente et modifie jour après jour l’environnement. En effet, les nombreuses couleurs enchanteresses qui jusqu’alors illuminaient tout le royaume, sont en train de s’effacer sous nos yeux : « les prairies flétrissent, la qualité de la laine se dégrade…». Autrement dit, sans la moindre goutte de pluie, toute existence de ce monde est contrainte à disparaître. Pour sauver Wonderland de ce climat menaçant, un alchimiste prénommé Hippocrate accompagné de son petit lutin espiègle, attire une adolescente dans ce monde en pleine mutation. Akane, une jeune fille discrète et rêveuse se voit confier, le jour de son anniversaire, une mission vitale :  retrouver le prince afin de sauver le royaume de cette grave aridité. À travers des scènes contemplatives, nous suivons les héroïnes (Akane et sa tante) partir à la découverte de ce monde à l’univers colorimétrique teinté de rose, de bleu et d’orange. Il s’agit d’un véritable parcours initiatique pour Akane, dont elle va ressortir grandie…

Wonderland, le royaume sans pluie est une réalisation au visuel saisissant. La palette de couleurs utilisées pour les images animées offre un résultat éblouissant. Nous sommes ainsi transportés dans un monde à l’apparence utopique, aux vives tonalités, mais où règnent les mêmes problèmes écologiques que sur Terre (sécheresse, modification de l’environnement et disparition des espèces). À l’image de Mia et le Migou, la fable écologique de Jacques-Rémy Girerd, Wonderland, le royaume sans pluie se dessine comme un grand voyage initiatique !

Ma folle semaine avec Tess

Date de projections possibles : à partir du 16 octobre 2019
Durée : 1h23

POUR QUEL PUBLIC ?

Le film aborde des sujets difficiles tels que la solitude et la mort. Cependant, ils sont toujours traités avec douceur, humour et intelligence. Nous le conseillons donc dès 9 ans.

SYNOPSIS

Sam est en vacances avec sa famille pour une semaine sur une île néerlandaise. Obsédé par la mort, il décide de passer chaque jour plusieurs heures seul pour s’habituer au moment où ses proches auront disparu. Lorsque par hasard, il rencontre Tess, qui a aussi de grands objectifs à atteindre cet été, ses projets sont bouleversés. En peu de temps, Sam et Tess se lient d’une amitié qui leur laissera des souvenirs impérissables.

L’AVIS DE BENSHI

Les vacances de l’enfance sont souvent le lieu de rencontres et de prises de conscience qui nous marquent jusqu’à la fin de notre vie. Cet été, pour Sam, 11 ans, elles vont rimer avec des premières fois fondamentales.

Sam débarque avec ses parents et son frère Jorre sur l’île de Terschelling aux Pays-Bas. Alors que quelques incidents laissent penser que le séjour commence mal, Sam fait très vite la connaissance de Tess, une jeune fille pleine d’énergie contagieuse qui va l’entraîner dans une série de 400 coups estivaux.

Parce qu’il est le plus jeune de la famille, Sam ne peut s’empêcher de penser au jour où il se retrouvera seul. Il s’empare alors d’un carnet et d’une montre et tente chaque jour de battre un record personnel : rester le plus longtemps possible seul. Il prend ses quartiers sur une longue plage de sable fin bordée de dunes où il se baigne, joue, ramasse des objets et se construit un abri de fortune. Il y fera la connaissance d’un vieil homme qu’il finira par arracher à sa solitude. Peu à peu, grâce à ses rencontres, Sam se rend compte que plutôt que de se préparer au pire, il vaut mieux profiter du présent et se construire les meilleurs souvenirs possibles avec ceux que l’on aime.

Les aventures de Sam ont lieu sur une île paradisiaque filmée avec talent par le jeune réalisateur danois, Steven Wouterlood. Parce qu’il s’attarde sur les corps, les visages et les décors avec grâce, on se sent proche des personnages, mais aussi des éléments que sont la mer, le ciel et la terre et la végétation sèche et folle de cette jolie île du nord. Le film est une vraie bouffée d’air frais. La spontanéité des personnages qu’incarnent Sonny Van Utteren (Sam) et Josephine Arendsen (Tess) nous les rend extrêmement attachants. Le temps du film épouse le temps de cette folle semaine de vacances et on en ressort, comme eux, émus et un peu différents.

Bonjour le monde !

Date de projections possibles : à partir du 30 octobre 2019
Durée : 1h01

POUR QUEL PUBLIC ?

A partir de 6 ans. Bonjour le monde ! montre avec beaucoup de réalisme la vie des animaux et ses dangers. Bien qu’il n’y ait rien de visuellement choquant, certaines scènes de prédation peuvent perturber les tout jeunes spectateurs. Par ailleurs, le discours des animaux, bien qu’il soit très clair, comprend quelques termes techniques.

SYNOPSIS

Le printemps est enfin arrivé au bord de la rivière. Derrière un roseau, au fond de l’eau, tout en haut d’un arbre ou bien cachés sous terre, les bébés animaux voient le jour. « Bonjour le monde ! », s’exclament-ils joyeusement. Mais qui sont-ils ? Approchons-nous doucement et tendons l’oreille pour écouter ce qu’ils ont à nous raconter…

L’AVIS DE BENSHI

Bonjour le monde ! enchante notre regard grâce aux superbes créations colorées de la réalisatrice et sculptrice Anne-Lise Koehler. Alors que la Nature est fabriquée de toutes pièces (marionnettes en papier mâché peintes de manière pointilliste et animées en stop-motion, sons des animaux réalisés à la voix par le naturaliste Jean Chevallier, décors et fond vert), la faune et la flore n’ont jamais semblé si réalistes. Le spectateur est instantanément transporté en bord de rivière, invité à observer les grèbes et les libellules. Ces animaux ont bon nombre de secrets à révéler aux petits comme aux grands. Ils sont constitués de différents matériaux et notamment de pages des livres des éditions La Pléiade. Pour l’amoureuse de la littérature qu’est la réalisatrice, Homère, Shakespeare et Proust se devaient d’être au rendez-vous car c’est souvent à travers les descriptions naturalistes des grands auteurs que l’on apprend à connaître ce qui nous environne. Ces créations laissent ainsi deviner la démarche écologique au cœur de cette production : les animaux sont tous faits en matériaux de récupération. Le discours écologique est évident : c’est en apprenant à connaître et comprendre la Nature que l’on prend conscience de son importance.

Au fil des saisons et des journées, de la naissance à la vie adulte, des changements et des récurrences, c’est avec les animaux pour guides que le spectateur entame sa marche sur le chemin de la découverte. Cette exploration prend la forme d’une histoire aux multiples voix, celles des bébés animaux mais aussi de la narratrice. Tout semble nouveau aux côtés de ceux qui découvrent la beauté du monde pour la première fois. Regard humain et regard animal ne font plus qu’un. Et bien qu’il s’agisse d’une fiction, les difficultés (et la cruauté) du monde animal ne sont pas effacées car dans la Nature, nul n’est à l’abri du danger.

De ces récits mêlés du quotidien d’une libellule téméraire ou d’une salamandre curieuse, émanent nombre d’anecdotes pédagogiques et de réflexions philosophiques. Après tout, à la naissance, chacun se demande « qui suis-je ? ». On ne peut que sourire tendrement en écoutant les questionnements du bébé hibou : « c’est l’œuf ou l’oiseau avant ? » ou encore « quand on ferme les yeux, le monde existe-t-il encore ? ». Pour ces petites bêtes, « le monde a deux côtés qui s’observent » et c’est ici bien vrai. Venez donc découvrir les espèces de nos rivières si étonnantes en tendant l’oreille aux belles histoires des petits poissons.

La fameuse invasion des ours en Sicile

Date de projections possibles : à partir du 6 novembre 2019
Durée : 1h22

POUR QUEL PUBLIC ?

L’intrigue est touffue, contée par plusieurs narrateurs et différents points de vue. Il sera donc difficile de la suivre avant l’âge de 7/8 ans d’autant que le film recèle quelques scènes impressionnantes, notamment celles avec le personnage du Troll. En revanche, il n’y a ensuite pas de limite d’âge pour l’apprécier !

SYNOPSIS

Dans les montagnes enneigées de Sicile, vivent des ours sur lesquels règne le roi Léonce. Tétanisé par le chagrin après la disparition de son fils Tonio, il décide finalement d’envahir la plaine où vivent les hommes qui l’ont enlevé. Une guerre éclate avant que Léonce ne retrouve finalement son fils et qu’un « âge de miel » s’instaure entre ours et humains. Mais celui-ci sera de courte durée…

L’AVIS DE BENSHI

La Fameuse Invasion des Ours en Sicile est d’abord le fruit d’une rencontre entre les imaginaires de deux très grands artistes italiens : l’écrivain Dino Buzzati et l’illustrateur Lorenzo Mattotti. Le second a choisi d’adapter le roman éponyme du premier, grand récit d’aventures aux accents homériques dont les personnages principaux sont des ours. Comme dans un autre récit classique de la littérature jeunesse, Babar, ceux-ci vont être amenés à rencontrer les humains de façon d’abord dramatique, ici avec l’enlèvement du jeune prince des ours, Tonio. Puis au terme d’un affrontement voulu par le Général, personnage despotique qui règne sur les humains (et qui n’est pas sans rappeler le roi tyrannique du Roi et l’Oiseau de Paul Grimault), un « âge de miel » s’instaure et voit animaux et humains vivre en bonne intelligence sous le règne du Roi Léonce. L’histoire pourrait s’arrêter là comme c’est le cas dans Babar, mais c’est aussi là que s’arrête la comparaison entre les deux œuvres car dans La Fameuse Invasion des Ours en Sicile, le récit se poursuit, et s’avère plus riche et plus complexe…

Cette grande traversée prend toute son ampleur au cinéma, servie par le très grand talent de Mattotti qui n’a eu de cesse de rechercher la profondeur dans les décors, montagnes, forêts et ciels immenses grâce à son travail sur les couleurs, les volumes, l’ombre et la lumière. Influencé par des artistes d’époque très divers tels que Giotto, Le Caravage, Vermeer ou les futuristes italiens, l’art de Mattotti se déploie avec autant de bonheur sur la toile blanche du chevalet que sur celle des salles obscures, animé par un subtil mélange entre animation 2D pour les décors et 3D pour les personnages. A noter également que pour cette œuvre, Mattotti s’est aussi inspiré des dessins que Buzzati avait lui-même réalisés pour son récit.

Ainsi, si Mattotti a prêté sa voix à l’un des personnages les plus inquiétants du récit, le Troll (qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler le Cyclope de L’Odyssée), on l’imagine plutôt dans le rôle de Gedeone, conteur de l’histoire dans le film et tel qu’il se nomme lui-même « marchand de rêves ». Riche récit d’aventures et fable subtile sur les relations entre hommes et animaux, La Fameuse Invasion des Ours en Sicile n’est rien moins qu’un très grand film.

Le voyage dans la lune

Date de projections possibles : à partir du 4 décembre 2019
Durée : 1h20

POUR QUEL PUBLIC ?

A partir de 6 ans

SYNOPSIS

Tous les pays du monde rêvent d’atteindre la Lune pour y planter leur drapeau. Solan et Ludvig décident de tenter leur chance à bord de la fusée construite par Féodor. Commence alors une incroyable odyssée spatiale !
Le dernier épisode des aventures de Solan et Ludvig après De la neige pour Noël et La Grande course au fromage.

Le voyage du prince

Date de projections possibles : à partir du 1er janvier 2020
Durée : 1h18

POUR QUEL PUBLIC ?

Un film qui peut être vu à partir de 7 ans et qui ne comporte pas de scène de violence, ni de scène tristes. Une grande importance aux dialogues et aussi à l’histoire de l’Homme qui sera appréciée à partir de 7/8 ans.

SYNOPSIS

Blessé à la suite d’une bataille perdue, un vieux prince échoue sur une terre inconnue. Il est recueilli et soigné par le jeune Tom et ses parents. Le Prince découvre avec enthousiasme cette nouvelle civilisation et se heurte très vite à l’intolérance de l’Académie des scientifiques.

L’AVIS DE BENSHI

Le réalisateur Jean-François Laguionie exploite à nouveau l’univers qu’il avait développé dans Le Château des singes (1999) en racontant une nouvelle histoire où le personnage principal, un Prince âgé, est traité dans le nouveau monde où il débarque comme une bête curieuse. Tous les personnages sont des singes doués de parole qui pourraient très bien être issus de La Planète des singes, le roman de Pierre Boule adapté plusieurs fois au cinéma. Ici, en revanche, aucune présence humaine, même si les personnages se comportent comme des êtres humains. Le Prince est tout droit issu de la Renaissance italienne et se trouve plongé dans une société qui ressemble à celle de la fin du XIXᶱ siècle et du début du XXᶱ siècle, avec ses nombreuses inventions scientifiques.

Le Prince a ici la posture du migrant qui débarque sur un rivage et qui effraie une part de la société dite civilisée. De cette confrontation entre deux mondes, le film se poursuit au fil des aventures du Prince et des personnages qu’il rencontre. La nature est omniprésente et représentée avec précision dans ses détails. C’est là un grand souci de la part des réalisateurs de représenter avec réalisme aussi bien les personnages que les décors. L’histoire questionne à la fois le rapport de l’homme à la nature avec une profonde sensibilité écologique ainsi que la tolérance à l’égard de l’Autre dont la culture et la langue sont différentes.