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[Cinéma] VOST – Tout public – Film de Naomi Kawase

Avec Juliette Binoche, Masatoshi Nagase, Takanori Iwata
Genre Drame
Nationalités japonais, français
Date de sortie 28 novembre 2018 (1h 49min)

Synopsis et critique :
Voyage à Yoshino raconte l’histoire de Jeanne (Juliette Binoche), une écrivaine française qui se rend au Japon, dans les montagnes de Yoshino, pour chercher la plante une plante, une herbe médicinale unique qui pousse tous les 997 ans et à laquelle on attribue la vertu de pouvoir mettre fin à l’angoisse, la faiblesse et la souffrance existentielle qui est le propre de la condition humaine. Pour Jeanne, ce voyage est aussi l’occasion d’un retour troublant sur son passé : il y a 20 ans, dans la forêt de Yoshino, Jeanne a vécu son premier amour, qui s’est terminé tragiquement et dont elle ne s’est jamais tout à fait remise…
Dans sa quête, Jeanne rencontre Tomo (Masatoshi Nagase, qui tourne pour la troisième fois avec Naomi Kawase), un garde forestier qui s’occupe d’Aki (Mari Natsuki), une sage locale qui semble communiquer directement avec les esprits des arbres. Le lien entre les personnages est, on le devine, profond et transcendental, bien que l’arrivée d’une étrangère en ces lieux causent des remous qui annoncent une grande transformation prochaine.

On ne peut pas ne pas se laisser transporter par le talent de Namo Kawase dès qu’il s’agit de dépeindre ce décor naturel luxuriant dans toute sa splendeur. La forêt devient un personnage à part entière, peut-être le plus important. C’est elle qui conditionne l’état mental et émotionnel des personnages et son esprit semble palpable à chaque instant…
Naomi Kawase a toujours été fascinée par la nature, par son Japon traditionnel et ses réminiscences, qu’elle explore en prenant tout son temps, envoûtée par une feuille, des racines, le vent dans les hautes branches, les plantes qui laissent s’échapper les gouttes de pluie… C’est dans cette nature qu’elle pousse ses personnages, à ne pas seulement la traverser mais à ne faire qu’un avec, dans un parachèvement philosophique empruntant au bouddhisme, où la mort est une nécessité incontournable pour la renaissance, sous une forme indéterminée. (merci à lebleudumiroir.fr)

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