Le calendrier de la MJC

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Le calendrier de la MJC2017-02-04T18:29:13+00:00
Sep
7
ven
Le Poirier sauvage
Sep 7 @ 20 h 15 min

De Nuri Bilge Ceylan
Avec Doğu Demirkol, Murat Cemcir, Bennu Yıldırımlar
Genre Drame
Nationalités français, turc, allemand, bulgare
Date de sortie 8 août 2018 (3h 08min)

Film en VOST

Synopsis et critique :
Après le magnifique Winter sleep, Nuri Bilge Ceylan nous offre ce qu’il faut bien appeler un nouveau chef d’œuvre. Une fresque familiale intimiste d’une ampleur inégalée, d’une richesse, d’une complexité, d’une profondeur inépuisables, d’une beauté visuelle renversante. Alors oui ça dure trois heures, oui c’est très dialogué, oui ça demande un effort d’attention et de disponibilité de la part du spectateur, mais c’est peu de dire que ça vaut le coup !

« Qu’il filme un procureur et un médecin à la recherche d’un cadavre introuvable (Il était une fois en Anatolie, 2011), un comédien-hôtelier vaniteux, soudain contesté par sa sœur et sa jeune femme (Winter Sleep, 2014) ou, ici, un jeune homme, lentement amené à ressembler à un père qu’il croit mépriser, Nuri Bilge Ceylan peint des fresques. D’une ampleur presque anachronique en un temps où il faut être bref, où l’esquisse tient lieu de psychologie et où l’imaginaire s’estompe sous la vérité factice des faits divers.
Le cinéaste turc, lui, mise sur la durée. Et c’est cette durée qui lui permet de saisir, comme dans les romans d’apprentissage de jadis, ceux de Tolstoï ou de Stendhal, le destin fluctuant et l’évolution progressive de personnages en butte à eux-mêmes, à la vie qu’ils mènent, à celle que la société leur fait mener.
Sinan vient de terminer ses études. Jadis, pour se sortir de sa condition, Julien Sorel avait le choix entre « le rouge et le noir » – l’armée ou la prêtrise. Lui, ce serait entre l’enseignement et la littérature. Mais, à condition même de réussir un concours complexe qu’il s’apprête à rater, 300 000 apprentis profs attendent déjà un poste. Quant à ce qu’il écrit, nul n’en veut : personne ne s’intéresse à ses émois devant la culture populaire, ou à la beauté d’un arbre noueux et ratatiné, le poirier sauvage du titre. Non : le voilà bon pour le service militaire, qu’il attend avec une angoisse mêlée de résignation.
Revenu dans son village natal, Sinan fait des rencontres. La fille merveilleuse qui osait tout affronter, autrefois, et qui, ça y est, a rendu les armes : prête à épouser un bijoutier qui la rendra riche et malheureuse. « Tout ça… la vie… semblait à notre portée. Elle est si loin de nous, désormais » dit-elle. Au téléphone, Sinan parle avec un copain, devenu flic anti-émeute qui apaise son stress en tapant comme un forcené sur les manifestants. Sa route croise, aussi, celle d’un ami, devenu rabbin, avec qui il discute – et ce n’est pas simple – sur l’infaillibilité du Coran.
Et surtout le voilà confronté à son père, prof presque retraité, devenu joueur invétéré, au point d’emprunter sans jamais rendre, au point de voler, peut-être, au risque de déshonorer les siens… Comment pourrait-il concevoir que ce père réprouvé, crânant du mieux qu’il peut pour masquer sa déchéance, ait pu être, jadis comme lui : ardent et fou d’espoir. Il le réalise, pourtant, insensiblement. Et c’est comme si, alors, leurs deux désillusions se rejoignaient, se répondaient, se complétaient…

Entrecoupé de longues parenthèses et de plans magiques, le film se resserre, en définitive, sur ce père dévoyé et ce fils qui le deviendra, sans doute : la déraison étant la seule façon de survivre dans la Turquie d’aujourd’hui…
Le Poirier sauvage est un film hors norme, qui nous transporte par sa maîtrise, son lyrisme, son audace tranquille (on songe au discours contradictoire des imams zigzaguant sur un chemin escarpé). Voir un cinéaste, au sommet de son art, construire ainsi, de film en film, une œuvre que l’on sait, désormais, importante, donne le frisson. » (d’après Télérama, Festival de Cannes 2018)

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Sep
8
sam
Ant-Man et la Guêpe
Sep 8 @ 20 h 15 min

De Peyton Reed
Avec Paul Rudd, Evangeline Lilly, Michael Peña
Genres Action, Science fiction, Aventure
Nationalité américain
Date de sortie 18 juillet 2018 (1h 58min)

Film en VF

Synopsis et critique :
Après les événements survenus dans Captain America : Civil War, Scott Lang a bien du mal à concilier sa vie de super-héros et ses responsabilités de père. Mais ses réflexions sur les conséquences de ses choix tournent court lorsque Hope van Dyne et le Dr Hank Pym lui confient une nouvelle mission urgente… Scott va devoir renfiler son costume et apprendre à se battre aux côtés de La Guêpe afin de faire la lumière sur des secrets enfouis de longue date…

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Sep
9
dim
Les Indestructibles 2
Sep 9 @ 17 h 00 min

De Brad Bird
Avec Gérard Lanvin, Déborah Perret, Louane Emera
Genres Animation, Famille
Nationalité américain
Date de sortie 4 juillet 2018 (1h 58min)

Film en VF

Synopsis et critique :
Notre famille de super-héros préférée est de retour! Cette fois c’est Hélène qui se retrouve sur le devant de la scène laissant à Bob le soin de mener à bien les mille et une missions de la vie quotidienne et de s’occuper de Violette, Flèche et de bébé Jack-Jack. C’est un changement de rythme difficile pour la famille d’autant que personne ne mesure réellement l’étendue des incroyables pouvoirs du petit dernier… Lorsqu’un nouvel ennemi fait surface, la famille et Frozone vont devoir s’allier comme jamais pour déjouer son plan machiavélique.

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Sep
13
jeu
Un long été brûlant en Palestine
Sep 13 @ 20 h 15 min

Débat en présence de la réalisatrice

Documentaire de Norma Marcos
Nationalité : Palestine/France
Date de sortie : 2018 (1h14)

Film en VOST

Synopsis

Originaire de Bethléem, la réalisatrice retourne sur les traces de son enfance pour rendre visite à sa mère. À cette occasion, elle nous propose de découvrir avec elle comment la vie en Palestine s’est accoutumée à l’occupation. Entre bombardements à l’Ouest et boycott à l’Est, les habitants tentent malgré tout de continuer à construire leur société.

Biographie

Cinéaste palestinienne de nationalité française, Norma Marcos est journaliste de formation. Après avoir été l’assistante d’Yves Loiseau pour un film sur Yasser Arafat (1989) et coréalisatrice d’un documentaire sur Bethléem (1990), elle réalise en 1994 L’Espoir voilé, documentaire sur les femmes palestiniennes. Parmi ses autres documentaires : En attendant Ben Gourion (2006), Fragments d’une Palestine perdue (2011) et Wahdon (Seuls), un court métrage tourné au Liban en 2013.

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Sep
14
ven
De chaque instant
Sep 14 @ 20 h 15 min

De Nicolas Philibert
Genre Documentaire
Nationalité français
Date de sortie 29 août 2018 (1h 45min)

Film en VF

Synopsis et critique :
Grâce à une qualité de regard qui est la marque des grands cinéastes, grâce à une attention de chaque instant (c’est le cas de le dire !) aux êtres, aux situations, aux lieux, chaque nouveau film de Nicolas Philibert est une aventure délicate qui nous conduit dans les coulisses de notre propre monde. Souvenez-vous de La Ville Louvre, Le Pays des sourds, La Moindre des choses, Être et avoir, La Maison de la radio : chacun est l’occasion d’un périple passionnant, d’un voyage en terre inconnue alors même qu’on croyait connaître le sujet abordé, l’univers exploré. Le plus souvent on découvre avec passion des gens ordinaires, qui font taire leur ego, qui s’effacent derrière leur tâche, qui, à leur modeste mesure, réenchantent le monde, le rende un peu meilleur.

Dans ce nouvel opus, il est question des infirmières, ces soignantes de l’ombre, ou plus précisément des infirmières en formation : elles sont chaque année des dizaines de milliers à se lancer dans les études qui leur permettront d’accéder à ce métier qu’elles ont choisi. Il est aussi question des futurs infirmiers mais nous parlerons de tous au féminin, nous ferons – tout comme le réalisateur – une entorse à la grammaire, car si le masculin l’emporte dans la langue française, il est incontestables que les seringues sont tenues ici majoritairement par des mains de femmes. Leurs gestes paraissent déjà si fluides et naturels qu’on n’imagine guère ce qu’ils représentent d’efforts et d’apprentissage . Ce sont des parcours de combattantes qui débutent donc dans des Instituts de Formation en Soins Infirmiers (ici celui de la Croix Saint Simon). On entre en catimini parmi celles qui vont nous étonner par leur acharnement à vouloir obtenir le droit d’exercer un métier qui ne sera jamais rémunéré à la hauteur de sa pénibilité ni de ses lourdes responsabilités. Les salariées du secteur médical affrontent chaque jour la fragilité de l’humaine condition, elles se doivent d’apprendre sans relâche un métier qui exigera d’elles une attention de chaque instant.
Patiemment, avec beaucoup de douceur, mais sans faire de cadeau, les professeurs, infirmières elles-mêmes, montrent, expliquent, transmettent aux élèves les bons gestes, scrutent chaque détail, traquent inlassablement les plus infimes erreurs… Malgré les éclats de rire qui fusent par moments, l’humour qui permet d’exorciser les peurs, aucune n’oublie qu’entre leurs mains se trouve la vie. Puis vient l’heure aussi excitante que terrible, après s’être exercées sur les mannequins, de prodiguer des soins à de véritables personnes. On pénètre alors dans l’hôpital, ce lieu qui unit soignants et malades dans un même combat, même si les enjeux ne sont pas également partagés.
Progressivement, on s’attache à celles que la caméra suit avec un respect complice, montrant avec pudeur juste ce qu’il faut de courage, d’angoisses, de douleurs, de doutes… afin qu’on s’identifie à chaque personne croisée. Et de ces petits croquis pris sur le vif, de cette somme de sourires bienveillants, de ces larmes lâchées ou retenues, prend forme un magnifique portrait collectif lumineux, qui donne foi en l’humanité.

« Depuis un moment je tournais autour de l’idée d’un film sur ce sujet, quand la providence m’a envoyé faire des repérages : en janvier 2016, une embolie m’a conduit tout droit aux urgences puis dans un service de soins intensifs. Ça a été le déclic. Une fois requinqué, j’ai décidé de faire ce film, en hommage aux personnels soignants, en particulier aux infirmières et infirmiers. » N. Philibert

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Sep
15
sam
Equalizer 2
Sep 15 @ 20 h 15 min

De Antoine Fuqua
Avec Denzel Washington, Pedro Pascal, Bill Pullman
Genres Action, Drame
Nationalité américain
Date de sortie 15 août 2018 (2h 01min)

Film en VF

Synopsis et critique :
Robert McCall continue de servir la justice au nom des exploités et des opprimés. Mais jusqu’où est-il prêt à aller lorsque cela touche quelqu’un qu’il aime ?

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Sep
16
dim
Hôtel Transylvanie 3 : Des vacances monstrueuses
Sep 16 @ 17 h 00 min

De Genndy Tartakovsky
Avec Adam Sandler, Andy Samberg, Selena Gomez
Genres Animation, Comédie
Nationalité américain
Date de sortie 25 juillet 2018 (1h 37min)

Film en VF

Synopsis et critique :
Notre famille de monstres préférée embarque pour une croisière de rêve afin que Drac puisse enfin souffler un peu et savourer des vacances au lieu de s’occuper de tout le monde à l’hôtel. Tout s’annonce à merveille pour la petite famille, entre matchs de volley monstres, excursions exotiques et séances de bronzette au clair de lune… Mais les vacances idéales prennent un tour inattendu lorsque Mavis se rend compte que Drac est tombé sous le charme de la mystérieuse Ericka, la capitaine humaine du navire, dont le secret les menace tous…

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Sep
21
ven
Sofia
Sep 21 @ 20 h 15 min

De Meryem Benm’Barek
Avec Maha Alemi, Lubna Azabal, Faouzi Bensaïdi
Genre Drame
Nationalités français, qatarien
Date de sortie 5 septembre 2018 (1h 20min)

Film en VOST

Synopsis et critique :
Personne n’attendait Sofia, en cette dernière ligne droite du Festival. Mais personne ne regarde jamais les Sofia, ces jeunes filles rangées un peu ingrates, car les Sofia s’efforcent de ne jamais faire de vague. Au cœur du film de la réalisatrice franco-marocaine Meryem Benm’Barek, présenté ce mercredi dans le labo Un Certain Regard de la sélection officielle, s’épanouit justement une de ces plantes délaissées, qui étend ses branches dans un geste dont l’ampleur surprend. S’attachant à un sujet d’une affolante banalité, l’accouchement d’une jeune femme hors mariage dans le Maroc d’aujourd’hui, Sofia propose un instantané de cette société marocaine, embrassant largement des enjeux qui dépassent ceux du simple drame familial.

Sofia n’est pas un autre Much Loved, le film que Nabil Ayouch avait consacré en toute frontalité à un groupe de prostituées de Marrakech en 2015, et qui avait déclenché l’hystérie sur la Croisette aussi bien qu’un scandale en son pays. La transgression que Sofia met en scène est tristement quotidienne, ce qui fait de ce premier long métrage le tenant d’un cinéma social plus classique. Econome dans ses gestes et sa durée (1 h 20), il se déroule pour l’essentiel dans la bourgeoisie haute et moyenne de Casablanca, avec quelques incursions dans ses faubourgs plus misérables. S’il fait forte impression, c’est donc plutôt par la maîtrise de ses cadres et de sa narration, et aussi parce qu’il réussit mieux ce que loupent souvent certains des maîtres dont se réclame Meryem Benm’Barek, tel Asghar Farhadi, à savoir une incarnation des personnages allant au-delà du simple signe social. La plupart de ceux présents à l’écran dans Sofia, et même s’ils n’y passent que quelques instants, ont une texture qui permet d’incarner durablement ce que la cinéaste a souhaité d’un démontage en règle des mécanismes de classe à l’œuvre dans le Maroc aujourd’hui. A ce titre, il faut commencer par saluer la comédienne dans le rôle principal, Maha Alemi, dont le visage à l’abord abrupt et fermé a ce qu’il faut de mystère pour endosser une mue à double détente.

Dans sa première moitié haletante, Sofia est une sorte de thriller claustro centré autour de la figure d’une jeune femme qui se rend compte, lors d’un déjeuner de famille, qu’elle est sur le point d’accoucher alors qu’elle ne savait pas être enceinte. S’ensuit une errance dans Casablanca au bras de sa cousine (Sarah Perles), étudiante en médecine, afin de trouver l’endroit où donner naissance à ce bébé hors-la-loi. En début de film, un carton l’a rappelé, les relations sexuelles hors mariage sont passibles au Maroc d’emprisonnement, et ce qui s’annonce comme une dénonciation de la condition féminine parvient à marquer en une poignée de scènes sans esbroufe ni misérabilisme. Le renvoi poli de l’hôpital, l’accouchement à l’écart dans une petite pièce aveugle, le dépit une fois le bébé dans les bras, tout cela est rendu au ras de l’événement. S’agit alors pour Sofia de faire reconnaître le bébé au père, qu’elle recherche, hébétée, dans le quartier miteux de Derb Sultan, qu’on comprend vite n’être pas son milieu d’origine.

Les séquences attendues (découverte du pot aux roses par les parents, rapatriement honteux chez la bonne, confrontation du père de l’enfant, pot-de-vin aux flics pour se tirer d’affaire) dessinent en quelques traits une hiérarchie sociale hyper étagée et statique. Celle-ci s’exprime par des marqueurs fins, l’utilisation d’un français mal maîtrisé par l’héroïne, son port de la djellaba (et non de vêtements occidentaux, comme sa cousine), la rencontre du père de l’enfant dans un call center. A Casablanca se concentrent toutes les strates de la société marocaine, jeunes venus trouver un boulot, classes aisées en contact continu avec la France, et ces détails font se lever en arrière-plan une image du pays et de son histoire, sa relation mal digérée avec ses anciens colonisateurs, sans que jamais l’essentiel ne soit parasité.

Le drame familial pourrait se poursuive dans les règles, mais non, le film décide alors de virer de bord, le secret en son cœur, et que l’on devine avant qu’il ne s’évente, activant des mécanismes de domination en cascade pour tendre à la dénonciation sociologique. Le geste a parfois quelque chose d’un peu mécanique et prévisible, qui se concentre essentiellement dans la manière dont est vécu ce petit drame par la branche la plus occidentalisée de la famille, celle-ci faisant sans doute office de passeur auprès des spectateurs étrangers du film (qui n’en avaient pas besoin). Mais ce deuxième moment donne remarquablement corps à une idée qu’avait exprimée Leïla Slimani dans le livre de témoignages qu’elle a publié l’an passé, Sexe et mensonges, consacré à la vie sexuelle au Maroc. «Il faut mesurer, expliquait-elle, à quel point il est difficile, dans un pays comme le Maroc, de sortir du cadre, d’adopter un comportement considéré comme marginal. La société marocaine est tout entière basée sur la notion de dépendance au groupe. Et le groupe est perçu par l’individu à la fois comme une fatalité, dont il ne peut se départir, et comme une chance, puisqu’il peut toujours compter sur une forme de solidarité grégaire.» Cette relation profondément ambiguë, inextricable nœud d’hypocrisie encouragé et maintenu par le système patriarcal, Sofia l’a pleinement intégrée. La voir l’épouser avec une telle assurance, sans hésiter à faire au passage une victime collatérale, décrit une violence sociale faisant jeu égal avec les violences sexistes.

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Sep
22
sam
Les Vieux fourneaux
Sep 22 @ 13 h 04 min

De Christophe Duthuron
Avec Pierre Richard, Eddy Mitchell, Roland Giraud
Genre Comédie
Nationalité français
Date de sortie 22 août 2018 (1h 29min)

Film en VF

Synopsis et critique :
Si c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, ce n’est assurément pas dans les vieux fourneaux qu’on fait toujours les meilleurs gâteaux. C’est pareil pour les hommes. Même avec une santé de fer, la rouille leur joue des tours, les horloges biologiques progressivement se mettent en berne. Avec le temps, Pierrot, Mimile et Antoine sont bel et bien devenus presbytes comme si être de véritables casse-couilles durant une vie entière ne leur avait pas suffi ! Persifler, se moquer, s’engueuler, se mettre minables… des signes qui ne trompent pas, ceux d’une longue amitié qui a pris trop de bouteille pour qu’on ait envie de la dater. En tout cas ils se sont connus en culotte courte sur les bancs de l’école d’un bled paumé où les ragots poussaient déjà plus dru que le chiendent. Puis, le temps aidant, ils se sont un peu perdus de vue… ça fait du bien parfois.

Mais par un de ces mauvais jours tels que le destin sait les pondre, Lucette, la femme d’Antoine, passe l’arme à gauche. Mimile, pépère dans sa maison de retraite, n’a pas l’intention d’en bouger pour les funérailles. Les crémations, c’est pas sa tasse de thé, alors déjà qu’il ne coupera pas à la sienne, aller à celle des autres, c’est trop ! Des arguments que son couillon de poteau Pierrot (l’inénarrable Pierre Richard en grande forme) n’entend pas de cette oreille… C’est pas qu’il soit sourd, mais il est plus tenace qu’un roquet quand il a une idée en tête, il s’accroche à vos basques et ne lâche jamais. Mimile abdique donc, voyant bien qu’il n’aura pas le dessus… À croire que les luttes, le syndicalisme, ça entretient ! Pierrot vient donc le chercher à toute berzingue et l’engouffre dans sa tire hors d’âge. Là il n’y a plus qu’à rester accroché, en maugréant. Non seulement Pierrot est bigleux comme pas deux, mais il adore la vitesse ! Un vrai danger public ! Voilà nos deux papis en goguette qui roulent à tombeau ouvert pour aller assister à l’enterrement de Lucette. Heureusement, ceux qu’ils croisent ont de bons réflexes !
La cérémonie bat son plein… Malgré le chagrin, c’est l’occasion de reformer la bande de jadis… On s’enfile des coups à boire, des charcutailles en s’asseyant un peu sur les conseils des médecins : ça fait du bien ! Chacun se sent reverdir. Décidément ils n’aiment pas vieillir, mais si c’est la seule façon de rester en vie… Ils évoquent les frasques du bon vieux temps, bien conscients que parfois il vaut mieux mettre le passé en veilleuse et laisser leur part d’ombre aux secrets : « l’amitié, c’est comme le pinard : si tu veux que ça se garde, il ne faut pas de lumière et garder à la bonne température »… Et puis on a « autre chose à foutre que de se souvenir ! » Pourtant on y vient quand même au passé. La proximité de leur village d’enfance, la ferme de Berthe à deux pas… Et quand on apprend que la quiche est faite avec les œufs de ses poules, alors là on boycotte et on engueule la cuisinière, enceinte jusqu’aux yeux, qui n’y comprend goutte ! Ils continueraient longtemps à déblatérer sur le compte des autres, explosant d’un rire un peu honteux dès qu’on évoque les mauvaises blagues faites à Berthe (qui avait peint ses vaches, déjà ?), mais une lettre va mettre le feu aux poudres et déclencher une cascade d’événements drôlatiques. Antoine s’enfuit pour aller commettre le pire, Mimile et Pierrot partent à ses trousses…

Le film à partir de là prend des allures de road movie complètement barré et on se fend littéralement la poire !

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Sep
23
dim
Maya l’abeille 2 – Les jeux du miel
Sep 23 @ 17 h 00 min

De Noel Cleary, Sergio Delfino plus
Avec Jenifer Bartoli, Lou Jean, Theresa Zertani
Genres Animation, Famille
Nationalité allemand
Date de sortie 18 juillet 2018 (1h 23min)

Film en VF

Synopsis et critique :
Maya va enfin participer aux Grands Jeux du Miel ! L’enjeu est de taille : Maya doit absolument gagner, sinon elle devra livrer tout le miel de sa ruche à l’Impératrice des abeilles !
Maya, Willy et leurs amis vont devoir se surpasser pour battre l’équipe de Violette, une adversaire aussi rusée et maligne que mauvaise joueuse !

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